N°59. De la lutte antimafia

Publié le par rizzoli

Le 10 mai 2008, les carabiniers ont arrêté à l’aéroport de Rome, Francesco Nania dont on peut voir la photo provenant du quotidien la Repubblica.it. Francesco Nania, 39 ans, est un « homme d’honneur » c’est à dire un membre de Cosa nostra, la mafia sicilienne. Il était recherché pour purger une peine de neuf ans de prison. Condamné pour « association mafieuse », il s’était réfugié aux Etats-Unis chez sa sœur qui réside dans le New-Jersey. En 2006, à partir d'un signalement des carabiniers italiens, le FBI avait arrêté Francesco Nania. Après avoir accompli une peine de prison pour entrée illégale sur le territoire américain, les autotités américaines l'ont expulsé.
La Direction provinciale antimafia estime que Francesco Nania était le trésorier de la cosca Vitale, une famille mafieuse qui opère à Partinico (une ville située à l’Ouest de Palerme). La famille Vitale est dirigée par Leornardo Vitale actuellement incarcéré. Secondé par la femme et la fille du boss détenu, Francesco Nania s’occupait de récupérer les sommes provenant des activités de racket.
Francesco Nania est issu d’une lignée de mafieux. Son père et son grand-père sont en prison. Il a peut-être fuit la Sicile par peur des représailles plus que par peur d’une condamnation. Dans l'univers mafieux, huit ans de prison sont considérées comme une courte peine! Le territoire de Partinico est sujet à une grande instabilité. Depuis 2005, les cosche se disputent le leadership du pouvoir mafieux (voir le meurtre de  Maurizio Lo Iacono, un proche de Bernardo Provenzano, art. 2). Pour tout savoir de la mafia de Partinico, vous pouvez cliquez sur lien http://www.partinico.info/?q=node/564
Conclusions
La coopération entre les polices des deux côtés de l'Atlantique fonctionne. Ce succès fait suite à l’opération
Old Bridge : il n'y a pas de lutte antimafia efficace sans une coopération internationale.
Les femmes tiennent un rôle important au sein des quatre mafias italiennes.

On ne saurait rien des intrigues mafieuses à Partinico sans la collaboration de Giusy Vitale, la sœur d’un des chefs mafieux emprisonnés : il n'y a pas de lutte antimafia efficace sans "repentis".
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