N°34. Huit ans pour une sentence!

Publié le par rizzoli

   
En 2000, le juge Edi Pinatto, en poste en Sicile, devait écrire les motivations d’une sentence concernant sept personnes proches du la cosca Madonia, une famille mafieuse dans la province de Caltanisseta. En 2002, deux chefs mafieux condamnés à 24 ans de prison ont été libérés parce que la décision de justice n’était pas rédigée. En 2004, le Conseil supérieur de la magistrature avait retiré deux années d’ancienneté au magistrat « escargot ». En 2006, le Csm se « lâcheait » en supprimant deux mois d’ancienneté de plusEn janvier 2008, sous la pression du ministre de la justice et du chef de l’Etat, le juge Pinatto a rédigé les motivations ! Sollicité à nouveau, le Conseil supérieur de la magistrature n’a pas jugé opportun d’exclure le magistrat en question. Le Csm italien a préféré botter en touche vers le parquet près la Cour de cassation ; affaire à suivre donc.
    Petites conclusions :

Le comédien d’origine italienne, Coluche, disait que pour être viré de l’administration, après trois avertissements, le fonctionnaire recevait un blâme et qu’après trois blâmes…

  • Etre juge et partie n’est jamais bon. Le Csm est aussi corporatiste que l’ordre des médecins ou que les « bœufs carottes »…
  • Dans cette histoire, on oublie un peu vite que la magistrature accomplit un travail gigantesque avec peu de moyen.
  • Cette anecdote est du « petit lait » pour la camp de Silvio Berlusconi qui fustige la magistrature, « communiste qui ruine l’Italie » cit.   
    Mais, de 2001 à 2006, n’est-ce pas le centre droit de Berlusconi qui a gouverné l’Italie ? Quelle disposition le ministre de la justice, Roberto Castelli a t-il pris pour favoriser la justice contre la mafia ? Il a été décidé, entre autre, de dépénaliser le faux bilan… 

            Elections législatives le 13 et 14 avril !

Publié dans Légalité en Italie

Commenter cet article